paix en RDC

Actuel et anciens présidents de la République

Joseph Kabila Kabange est l'actuel président de la République démocratique du Congo depuis l'assassinat de l'ancien président Laurent-Désire Kabila le 16 janvier 2001, au cours de la Deuxième guerre du Congo. Il est également à la tête de l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP).
Le 27 novembre 2006, il fut déclaré par la Cour suprême de Justice gagnant du deuxième tour de l'élection présidentielle, organisé le 29 octobre 2006, face à Jean-Pierre Bemba. Ainsi est-il devenu le premier président de la République à être élu au suffrage universel direct.

Laurent-Désiré Kabila est né à Moba, ex-Baudouinville, le 27 novembre 1939 et mourut à Kinshasa, le 16 janvier 2001. Il fut président de la République démocratique du Congo de mai 1997 jusqu’à son assassinat en janvier 2001. Il était localement surnommé « Mzee », littéralement le vieux, le sage en swahili.
Laurent-Désiré Kabila détient le titre de « héros national », tout comme Patrice Émery Lumumba.
D’août 1960 à janvier 1961, il lutta contre les gendarmes katangais dans les rangs de la jeunesse du Parti Balubakat (Jeubakat). Jason Sendwé, chef de la Balubakat, le parti qui regroupe les membres de leur ethnie commune, celle des Lubas, remarqua ses talents d’orateur et le nomma « colonel » des jeunesses, en fait des milices Balubakat au Katanga. Ces milices se rallièrent à l’insurrection déclenchée par les forces lumumbistes en 1964. D’après le témoignage de Che Guevara qui essaya d’appuyer les maquisards de Kabila établis à Fizi, sur les rives du lac Tanganyika en 1965, Kabila et son groupe étaient plus « contrebandiers » que « rebelles ». Guevara considérait qu’ils ne réussiraient jamais à se transformer en une force révolutionnaire.
Le maquis de Kabila parvint à se maintenir pendant une trentaine d’années. Il ne dépassa pas les limites d’un territoire exigu et fut relativement toléré par le régime mobutiste.
Durant la première guerre du Congo, la coalition (Rwanda, Ouganda) plça Laurent-Désiré Kabila à la tête de l’Allialnce des Forces Démocratiques pour la Liberétaion du Congo (AFDL). Mobutu Sese Seko fut renversé en mai 1997. Après la fuite du maréchal, Kabila se proclama Président.
Laurent-Désiré Kabila prétendait n'avoir jamais été Zaïrois et, à ce titre,il gomma tout rappel à cette dénomination née en 1971 par décision de son prédécesseur : le pays retrouva son appellation suite à son indépendance de 1960, le fleuve fut à nouveau repabtisé Congo, le Franc congolais se substitua à la monnaie Zaïre, l'hymne du pays, la devise furent changés.
Le 16 janvier 2001, il fut assassiné par son garde du corps Rashidi Kasereka.
À sa mort, son fils Joseph Kabila fut désigné par un groupe proche du pouvoir pour lui succéder.

Joseph-Désiré Mobutu est né le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge. À l’âge de 20 ans, il fut enrôlé dans la Force publique, l’armée coloniale belge. En juillet 1960, il devint secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profita du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d'être l'un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer très rapidement dans la hiérarchie militaire. En tant que chef d'état-major, il fit arrêter et assigner à résidence Lumumba en 1960. Il mit en place un gouvernement temporaire, le Collège des commissaires généraux. Mobutu accusa ensuite Lumumba et le ferait mettre en prison, d'où Mobutu l'enverrait au Katanga de Moïse Tshombe où il serait assassiné, son corps perdu « en brousse » selon les documents officiels.
Après avoir réorganisé l'armée, il mena le 24 novembre 1965 un coup d'État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge.
Mobutu instaura un régime autoritaire à parti unique, « le Mouvement populaire de la Révolution » et en devint le maréchal-président en 1982. Un de ses souhaits fut que le pays retrouve sa culture profonde : d'où le recours à l'authenticité (décolonisation culturelle). En 1971, « l’année des 3 Z », il renomma à la fois le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il imposa un costume traditionnel, créa une version zaïroise du costume occidental : « l’abacost » (à bas le costume) et il obligea les Zaïrois à choisir un nom d'origine africaine et locale (non chrétien), ce qu'il fit lui-même en devenant Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, c'est-à-dire « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter ». Mobutu imposa aussi le lingala, une langue importante de l'ouest du pays par l’enseignement dans les écoles et dans ses discours populaires.
En 1994, malgré le partage du pouvoir avec le président du parlement Laurent Monsengwo Pasinya, le pays s'enfonça dans la crise. Celle-ci s'aggrava avec l'arrivée de réfugiés rwandais ayant d'abord fui la répression du génocide au Rwanda, et ayant fui à partir de 1996 la progression de l'Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), bras armé congolais du Front patriotique rwandais (FPR) et de l'Ouganda, emmenés par Laurent-Désiré Kabila. Ceux-ci entrèrent à Kinshasa le 17 mai 1997, entraînant ainsi la chute définitive du pouvoir et la fuite de Mobutu Sese Seko, malgré une dernière tentative de négociation pour le partage du pouvoir parrainée par Nelson Mandela sur le navire Outenika. Après avoir été soigné pendant de longs mois en Suisse et en France, Mobutu Sese Seko mourut le 7 septembre 1997 à Rabat d'un cancer de la prostate et y fut inhumé au cimetière chrétien, quatre mois après son renversement et l'accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel chef de l'État congolais (2008), Joseph Kabila. Mobutu Sese Seko laissa un pays économiquement exsangue, en conflit avec de nombreux pays voisins pour ses richesses et son espace et en pleine guerre civile.

Joseph Kasa-Vubu (v.1910 - 24 mars 1969), premier président de la République fédérale du Congo de 1960 à 1965.
Né à Tshela dans le Mayumbe (Bas-Congo) vers 1910 (1913 selon d'autres sources), séminariste au petit séminaire de Mbata-Kiela, mais jugé trop indépendant pour devenir prêtre, il suivit l'école normale. S'estimant insuffisamment payé pour son niveau d'instruction, il abandonna bientôt la carrière d'enseignant, devint employé dans la société Agrifor puis, en 1942, aide-comptable au Service des Finances du Gouvernement colonial. Il subit bientôt à Léopoldville, devenue la capitale du Congo, les influences parfois divergentes de divers groupes d'évolués congolais venant de diverses provinces.
Kasa Vubu se ferait connaître en tant que dirigeant de l'organisation bakongo ABAKO.
Il fut déposé par son Joseph-Désiré Mobutu en 1965 et se retira de la vie politique jusqu'à sa mort en 1969.